Sie rocken nicht
Publié le 26 septembre 2009
Source : http://www.taz.de/1/leben/alltag/artikel/1/sie-rocken-nicht/
tazde

Traduction réalisée par Dionys
La version originale se situe en-dessous de la traduction.

Les jupes sur les jambes des hommes
Cela ne cartonne pas.
Les hommes peuvent tout porter - sauf les jupes.
Comme une des révolutions un brin à la mode, l'homme en jupe avec assurance se
fait attendre.
Pourquoi? PAR LOUISE Strothmann

Quand tout a été vraiment fini, ils peuvent ne pas s'entendre à ce sujet, cependant c'est clair : C'est fini. Sandra Kuratle, seule styliste dans les pays de langue allemande, qui concevait exclusivement des jupes pour hommes, a augmenté en 2001 le nombre de pantalons dans sa collection. Doreen Anders et Robert Landinger ont fermé leur magasin de jupes pour homme à Munich en 2004. Ben Neudeck, qui suit avec attention depuis dix ans les forums d'hommes en jupe, affirme : "Ils   tendent à être plutôt moins nombreux." Ils se considèraient tous comme des pionniers d'une petite révolution dans la mode.  Ils pensaient : Bien sûr,  cela prend du temps, mais finalement les jupes pour les hommes
deviendront normales. La seule qui, aujourd'hui a encore de l'espoir, est la sociologue. Aida Bosch, 45 ans, s'occupe à l'Université d'Erlangen de sociologie de la mode. « Mon pronostic est que l'heure de la jupe pour homme est presque venue. C'est le dernier tabou, qui peut tomber, et la mode est toujours à l'affût du nouveau, du jamais vu », dit Bosch. Sandra Kuratle était sur cette quête quand elle a découvert pendant ses études à l'académie des arts plastiques de Zürich, les jupes du styliste Jean Paul Gaultier. «Je trouvais cela juste très attractif ", dit-elle. "Le silhouette ressortait mieux, cela semblait majestueux - et très masculin." Elle s'est documentée sur les kimonos et les kilts, toges et caftans. En particulier, elle a découvert le fait qu'avec la Révolution française, l'apparence de l'homme a été rendue toujours plus semblable et s'est toujours plus rationalisée – cela culminant dans le costume. L'étudiante en stylisme de mode a commencé à expérimenter, et le sujet de son travail de diplôme sa thèse était : « Les jupes font les hommes ». Elle a présenté sa collection les défilés de mode de prêt-à-porter à Paris. La semaine prochaine, le 1er Octobre, lorsque les défilés recommenceront, cela fera
exactement 15 ans. Entre les deux il y a eu des raisons de croire à un changement. "Avec la scène techno dans les années quatre-vingt-dix il y eut pendant un temps un véritable boom», explique Kuratle. «Les gens venaient dans le magasin,
ils enfilaient les jupes et ressortaient dans la rue." Vers la même époque - 1999 - Robert Landinger s'installait en jupe taillée par sa femme dans une boutique du quartier de Glockenbach à Münich. Le propriétaire cherchait désespérément un fournisseur de jupes. Le musicien punk Landinger et la couturière Doreen Anders devinrent ainsi des créateurs de mode.
En compagnie de Sandra Kuratle - mais aussi avec des stars comme Vivienne Westwood - ses œuvres ont été exposées en 2003 au Metropolitan Museum of Art, New York. Sous le titre: "Bravehearts - Des hommes en jupes.

Le problème serait,  déclare Sandra Kuratle, que la jupe pour hommes reste pour la majorité un gag de la mode – et qu'elle ne convient pas pour un usagequotidien. «On ne l'a pas pris au sérieux. »

En Allemagne, il y a maintenant trois groupes d'hommes qui portent des jupes. D'abord, les stylistes et ceux que la mode intéressent qui trouvent l'offre de vêtements pour hommes ennuyeuse et étriquée et qui veulent enfin porter quelques
chose d'autre. «Beaucoup de mes clients se marient en jupe, parce qu'ils sont tellement ennuyé par les costumes, qu'ils portent toute la journée », dit Kuratle. Ensuite, les alternatifs et les hommes issus de la scène queer, qui vivent leur critique des rôles traditionnels attribués à chaque sexe en portant des jupes. Enfin, un groupe de personnes, pour lequel les jupes pour hommes sont juste un hobby, comme  pour les modèles réduits de trains - sites Web et esprit de groupe y compris.

Ben Neudeck se situe quelque part entre le premier et le troisième groupe. Ce münichois de 37 ans travaille comme éducateur dans une institution pour personnes handicapées, il porte la jupe en moyenne quatre jours par semaine. Il y a dix ans, il a rencontré par hasard sur l'Internet un forum d'hommes en jupe. Pendant deux ans, il n'a pas cessé de cliquer sur ce forum, puis il est allé avec sa petite amie d'alors au rayon femme de Karstadt.

Il a cherché la jupe la plus masculine de Rock - noir, clair, sans fioritures. Il appréciait la sensation de la microfibre, mais la première fois qu'il est allé dans la rue avec, légèrement voûté, manquant d'assurance, des jeunes ont
crié : "Es-tu gai, mec ?" Quelques jours plus tard Ben Neudeck s'est encore acheté trois autres jupes. Et il est devenu membre de la seule table d'habitués pour jupes d'hommes en Allemagne. "Cela avait quelque chose du groupe d'entraide",  déclare Neudeck. Porter la jupe est un entraînement à la prise de conscience de soi (ou de confiance en soi). "Pour les gens qui viennent chez moi, soit cela leur est indifférent d'être regardés, soit ils aiment ça», dit Sandra Kuratle. Et ils doivent rester
masculin. La styliste travaille avec double couture et boucles – les détails traditionnels des vêtements réservés aux hommes. Amener les hommes au port de la jupe, cela fonctionnerait différemment des femmes pour le pantalon. " L'axe de
l'émancipation ne marche pas", Kuratle. Les femmes voulaient le capital symbolique associé au pantalon. Les hommes
n'auraient pas cette relation avec la jupe. "L'homme porte le pantalon – cela est ancré assez profondément", dit cette femme de 43 ans.

Aussi substantiel que l'identité politique : « Alors que les rôles attribués aux sexes se sont relâchés dans la société, ils ont été exacerbés par la mode. C'est peut-être une réaction pour préserver le jeu avec l'érotisme", explique la sociologue Bosch. Son espoir, ce sont les épaulettes : masculinité pour les femmes, de retour depuis un an.  Dans les années quatre-vingt, elles sont apparues à peu près aumême temps que les premières jupes pour les hommes.Dans la mode rien n'est jamais vraiment fini."


Röcke an Männerbeinen
Sie rocken nicht
Männer dürfen alles tragen - außer Röcke. Als eine der wenigen modischen Revolutionen lässt der selbstbewusste Mann mit Rock auf sich warten. Warum? VON LUISE STROTHMANN
 Als Schottenrock ist das Kleidungsstück auch bei Männern erlaubt.    Foto: dpa
Wann alles so richtig vorbei war, darauf können sie sich nicht einigen, aber fest steht: Es ist vorbei. Sandra Kuratle, die einzige Designerin im deutschsprachigen Raum, die ausschließlich Männerröcke entwarf, nahm 2001 Hosen in ihre Kollektion auf. Robert Landinger und Doreen Anders schlossen ihren Männerrockladen in München 2004.
Ben Neudeck, der seit zehn Jahren Männerrockforen im Internet verfolgt, sagt: "Es werden tendenziell eher weniger." Sie alle fühlten sich als Wegbereiter einer kleinen Revolution in der Mode. Sie dachten: Klar, es dauert, aber irgendwann werden Röcke für Männer normal.
Anzeige

Die Einzige, die da heute noch Hoffnung hat, ist die Soziologin. Aida Bosch, 45, beschäftigt sich an der Universität Erlangen mit Modesoziologie. "Meine Prognose ist, dass die Zeit für den Männerrock bald reif ist. Es ist das letzte Tabu, das fallen kann, und die Mode ist immer auf der Suche nach dem Neuen, dem Ungesehenen", sagt Bosch.

Dieser Artikel ist der aktuellen sonntaz vom 26./27. 9. 2009 entnommen – zusammen mit der taz am Kiosk erhältlich.    Foto: taz
Sandra Kuratle war auf dieser Suche, als sie in ihrem Studium an der Züricher Kunsthochschule die Röcke des Designers Jean Paul Gaultier entdeckte. "Ich fand das einfach sehr attraktiv", sagt sie. "Die Figur kam besser raus, es wirkte majestätisch - und sehr männlich." Sie las über Kimonos und Kilts, Togas und Kaftane.
Darüber, dass mit der Französischen Revolution das Äußere des Mannes immer mehr gleich gemacht und rationalisiert wurde - gipfelnd im Anzug. Die Modedesignstudentin begann zu experimentieren, und ihre Diplomarbeit entstand: "Röcke machen Männer". Bei den Prêt-à-porter-Modeschauen in Paris stellte sie ihre Kollektion vor. Nächste Woche, am 1. Oktober, wenn die Schauen wieder beginnen, ist das genau 15 Jahre her.
Zwischendurch gab es durchaus Grund, an einen Wandel zu glauben. "Mit der Technoszene in den Neunzigern gab es eine Zeit lang einen richtigen Boom", sagt Kuratle. "Die Leute kamen in den Laden, haben Röcke angezogen und sind rauf auf die Straße."
Etwa zur gleichen Zeit - 1999 - ging Robert Landinger in einem von seiner Frau geschneiderten Rock in eine Boutique im Münchener Glockenbachviertel. Der Besitzer suchte gerade händeringend nach einem Rocklieferanten. So wurden der Punkmusiker Landinger und die Schneiderin Doreen Anders zu Modedesignern.
Gemeinsam mit Sandra Kuratle - aber auch mit Stars wie Vivienne Westwood - wurden ihre Arbeiten 2003 im Metropolitan Museum of Art in New York ausgestellt. Unter dem Titel: "Bravehearts - Men in Skirts".
Das Problem sei, sagt Sandra Kuratle, dass der Männerrock für die Mehrheit ein Modegag blieb - nicht alltagstauglich. "Man hat ihn nicht ernst genommen."
Es gibt in Deutschland heute drei Gruppen von Männern, die Röcke tragen. Einmal Designer und Modeinteressierte, die das Kleidungsangebot für Männer langweilig und beengend finden und endlich mal etwas anderes anziehen wollen. "Viele meiner Kunden heiraten im Rock, weil sie so gelangweilt sind von den Anzügen, die sie schon den ganzen Tag tragen müssen", sagt Kuratle.
Dann Alternative und Menschen aus der Queerszene, die ihre Kritik an den klassischen Geschlechterrollen im Rocktragen leben. Schließlich eine Gruppe von Menschen, für die Männerröcke einfach ein Hobby sind, wie für andere Modelleisenbahnen - inklusive Websites und Gruppengefühl.
Ben Neudeck ist irgendwo zwischen Gruppe eins und drei. Der 37-jährige Münchener arbeitet als Erzieher in einer Behinderteneinrichtung, er trägt im Durchschnitt vier Tage die Woche Rock. Vor zehn Jahren stieß er im Internet zufällig auf ein Männerrockforum. Zwei Jahre lang klickte er immer wieder rein, dann ging er mit seiner damaligen Freundin in die Karstadt-Frauenabteilung.
Er suchte den männlichsten Rock aus - schwarz, schlicht, keine Rüschen. Die Mikrofaser fühlte sich gut an, aber als er das erste Mal damit auf die Straße ging, leicht gebeugt, unsicher, riefen Jugendliche: "Bist du schwul, Mann?" Ein paar Tage später kaufte sich Ben Neudeck dennoch drei weitere Röcke. Und wurde Mitglied von Deutschlands einzigem Männerrockstammtisch. "Das hatte etwas von Selbsthilfegruppe", sagt Neudeck.
Rocktragen ist Selbstbewusstseinstraining. "Den Leuten, die zu mir kommen, ist es entweder egal, angeschaut zu werden, oder sie mögen es", sagt Sandra Kuratle. Und sie müssen männlich bleiben. Die Designerin arbeitet mit Doppelsteppnähten und Schnallen - traditionellen Details von Männerkleidung.
Männer zum Rocktragen zu bringen, das funktioniere anders als Frauen zur Hose. "Die Emanzipationsschiene klappt nicht", sagt Kuratle. Frauen wollten das mit der Hose verbundene symbolische Kapital. Männer das mit dem Rock verbundene nicht. "Der Mann hat die Hosen an - das sitzt ganz tief", sagt die 43-Jährige.
Stoff als Identitätspolitik: "Während sich die Geschlechterrollen in der Gesellschaft gelockert haben, haben sie sich in der Mode verschärft. Vielleicht ist das eine Gegenreaktion, um das Spiel mit der Erotik zu erhalten", sagt Soziologin Bosch. Ihre Hoffnung sind die Schulterpolster: Männlichkeit für Frauen, seit einem Jahr wieder in. In den Achtzigern tauchten sie etwa zeitgleich mit den ersten Männerröcken auf. In der Mode ist nie etwas wirklich vorbei.

Retour à l'index