" Nous
ne sommes pas des travestis, nous voulons juste l’égalité des sexes !",
revendique Éric Kuan, vice-président de l'association
"Les hommes en jupe" (HEJ). Enveloppé d’une longue jupe noire et
arborant un sourire avenant, il s’agace : "Je ne comprends pas
pourquoi les hommes doivent porter un costume au boulot et que les
femmes puissent mettre ce qu’elles veulent."
Tout comme les femmes se sont emparées du pantalon, les hommes
devraient faire de même avec la jupe, pour établir l'égalité entre les
sexes, selon cette drôle d'association qui compte une trentaine de
militants.
D'autant que le pantalon ne mettrait pas en valeur la féminité. "Il
donne un monde insipide, alors que la jupe crée un monde beaucoup plus
sexué et drôle, ludique et libre", avoue Cyril Skinazy Da,
rédacteur en chef de Zéro TV. "La jupe exacerbe la virilité
des hommes et met en valeur la féminité des femmes !",
renchérit un membre de l'association. Plus largement, les HEJ
aimeraient qu'on joue librement avec les codes vestimentaires. Et un
des leurs cite en exemple, ce collectif new-yorkais " No Pants Subway
Ride" où plus de 1 200 personnes ont, dans le métro, enlevé le bas ou
presque : les femmes en culotte et les hommes en caleçon.
Mais la jupe n'est pas qu'un simple bout de tissu, elle est aussi un
repère de santé économique. "Ce sont d'ailleurs les
économistes qui ont posé le principe de l'indice d'ourlet. Plus les
jupes des filles raccourcissent, meilleure est la situation économique",
ironise Cyril Skinazy Da. Historiquement, il faut remonter dans les
années 60 pour voir l'émergence des mini-jupes créées par Mary Quant.
Elles avaient alors révolutionné la mode en dévoilant les jambes des
femmes comme jamais auparavant.
Pour les hommes, un tantinet plus de longueur serait quand même plus
seyant. Russell Crow dans "Gladiator" portait ma foi très bien la
tunique courte.
Plus sur le Web :
Le
site de l'association Hommes en jupe
Le site des Apéros du jeudi